
Les Femmes qui me détestent
Dorothy Allison
en librairie depuis le 8 mars 2024
128p. / 14x21cm / 16€ / isbn 9782956719465
Qu’elle traite de son enfance tiraillée entre brutalité et amour ou de sa sexualité lesbienne hors-la-loi, la poésie insolente, touchante, cinglante et licencieuse de Dorothy Allison vise juste : elle dit ce qu’elle pense aux femmes qu’elle aime, avec colère et tendresse. Figure emblématique des Feminist Sex Wars, ou controverses féministes sur le sexe, elle a participé en 1982 au colloque de Barnard sur la sexualité, où elle a été accusée par des féministes antipornographie d’être une « terroriste antiféministe ». L’écrivaine leur répond dans ce recueil de poésie, son premier livre, matrice de toute son œuvre.
(Couverture : Diane Malatesta)
Cette première édition française (traduite par Noémie Grunenwald) est accompagnée d’une postface de Lucile Dumont, qui revient sur la manière dont la littérature se présente, pour Dorothy Allison, comme un espace de dialogue et un outil de résistance féministe.
Née en 1949, Dorothy Allison a grandi à Greenville, en Caroline du Sud (États-Unis), dans un milieu modeste. Son parcours se caractérise par un engagement féministe sur plusieurs plans ― militant, éditorial, littéraire ― et par la contestation d’un féminisme dominé par les femmes blanches et hétérosexuelles en grande partie issues des classes moyennes. Dès la publication de son premier livre, Les Femmes qui me détestent, elle prend la plume en tant que lesbienne issue de la classe ouvrière. L’ensemble de ses écrits, dont certains mêlent essai, fiction et récit de soi (Peau, Deux ou trois choses dont je suis sûre, Trash) questionne les rapports entre genre, classe et sexualité. Ses romans reviennent sur les paysages, la tendresse et les douleurs de l’enfance (L’Histoire de Bone, Retour à Cayro). Couronnés par plusieurs prix littéraires, ils ont fait l’objet de traductions dans de nombreuses langues et ont fait de Dorothy Allison une autrice dont le succès international répond à sa reconnaissance au sein des communautés lesbiennes.
(Photo : Morgan Gwenwald)

Elles en parle…
Marie Kirschen, dans Les Inrocks de février 2024 : Les Femmes qui me détestent, le premier Dorothy Allison enfin traduit en français
Camille Paix, dans le « Lundi poésie » de Libération : Les Femmes qui me détestent de Dorothy Allison, goulue et approuvée
Par Marie Viguier, dans Maze : Les Femmes qui me détestent – ou l’impossible déliaison de la violence
Lucile Dumont & Isabelle Cambourakis, avec Marie Richeux dans le Book Club de France Culture : Découvrir l’œuvre de Dorothy Allison
