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Nos soutiens financiers

L’impression de 2000 exemplaires de la VF de Stone Butch Blues n’aurait pas été possible sans le soutien financier des nombreuses personnes qui ont contribué à notre campagne sur helloasso ou ailleurs…

Merci infiniment à toutes & tous ❤

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Louka Verchere, Cécile Merle, Maud Ngoya, Mathilde Roy, Sarah Marville, Pierre-Alain César, Emma Conrad, River Teyssèdre, Matty CHAPIN-NEDELEC, Paul Seewald, Yaël Jestin, Caroline Reiniche, Mirentxu Pascal d’Audaux, Anonyme, Manon Latour, Guillaume Rollet, Dürtal Geffroy, Alexandre Legrain, Rahliba Negadi, Lucie Inland, max cressent, Elz Bast, Pauline Clochec, Lou Charaudeau, Valérie GEANDROT, Nadège Gayon-Debonnet, Clement Alziari, Basile BREYER, Salomé Pasquet, Léa Védie, Arthur Milchior, Anonyme, Marlène Dallet, Anonyme, Anonyme, Melina Germes, Charlotte Rouyer, Adam Monni, Anonyme, Jacques Pisarik, Adrien Vaissié, Cha Prieur, Aden Gaide, LEA DE LEO, Alexandra Dols, Pascale PELTIER, Laurence Chapiteau, CECILE ROMER, Roxane Mauillon, Victoria Roure, Giulia Lobba, Raphaël Magnan, Elye Gaullier, Anonyme, Karen Steinbach, Lulu Denison, Anonyme, Samael kulbicki, Eva SEGURA, suzette robichon, Frédérique Le Romancer, Pierre BONTEMPS, Houda Lamqaddam, Alyx Taounza-Jeminet, Aurore Turbiau, Laureline Levy, catherine nguyen, annah linhart-bougré, Zoé sander, Marcus Duran, Louise Mouret, Marina Bost, Arno Pedram, vital azambourg, Anna Rizzello, Léa Nicolas, Marie-Julie Chalu, Agnès MUNNIER, Laura DE SALAS PRADO, Selma Caroni, isabelle thibault-salin, Théo Gouzien, Anne Cremieux, Maxime Lefevre, Lux Hervé, Cara Arndt, alexandre deciel, Fred Salin, Marie Grosgeorge, Arry Morel, Joaquim RIZO, June Charlot, Alice Hammel, Mathilde Fossard, gwendolyne guezoul, Sophie Chardon, Alice Evariste, lydia de bortoli, Cécile Cosson, Leïla Benarbia, Emmanuel PAPIN, Alexis G., samuel morin, Louna Colleuille, Corinne Oster, Lisa CEREZAL ORELLANA, Alexandre Siguier, Laura Perrod, Morgane Leveaux, Gwenola Ricordeau, Justine Hodierne, Anne Marie Thibault, Pascal EVARISTE, Delphine Aslan, Karine Yenk, Monique Cintract, Léonard Perez, Anonyme, Anne Demars, Thalia Capitaine, Adrian Gaudebert, Magali Miralles, Eurydice Calonne, Charlotte Matoussowsky, Maud Sivera, Anaïs Delcroix, béatrice donnard, Ash Da Costa, Elisabeth Lebovici, isabelle galez, Agathe Mela, Cassandre Vandenbremt, Emilie Vansuypeene, Bruno Brive, ruby faure, Nadège MISSILLIER, melanie richter, carole galloy, celine Charrel, Anonyme, Delphine Gaucher, annabel adjani, Michèle Mormino, Yéléna Perret, Anonyme, maelc’henn le guennec, Marion Mornet, Johanna RENARD, naomi sayre, Aurelie Olivier, Julie Bougin, Stanislas Jedrecy, Lucie Lhommelet, magali soucasse, Agathe Lacoste, Marty Lorka, Aurelie Chevalier, Robine Anders, Manon Tourniaire-Blum, laure clerjon, Raymond Wofsy, Sophie Laurent, Mélodie Breton, Véronique Blum, Jessica Marosz, Laetitia Buob, Clara Becker, JULIA NUNEZ, jules tilman, Camille Charlet, Ayden Savarimouttou, charlotte vanpoulle, Hache Hermelin, Aude Ramet, Al Diagon, Emeline Bourrier, Virginie Doillon, anita LOPEZ, Lin Giraudet, Mathilde Le Nézet, Margaux Cosne, Eliane Briand, Arielle Marcellesi, Céline Vayssière, pauline nigou, Anonyme, Cécil Chaignot, Katell LE GOFF, Donatella Maroni, Yael Armangau, Marie Le Guern-Herry, Danielle Boutet, Constance Dumotier, Sarah Sabbadini, Elisa Cr, Coline Mey, Pluie D’été, Benjamine Dadseux, Clémence Moreau, Flo Bruny, Mégane Le Provôt, Florence Janklewicz, Eliane Michelon, clémence allezard, Caroline GELLY, Saule Convert, Laurent Mabille, Audrey Pepel, Camille Hébréard, Laura Vaz, Cécile Bissonnier, Salomé M., Cécile Vindrios, Marion Coville, sam Thiounn, elsa bourdot, Veronica Noseda, Mathilde Gauvin, kim Bayart, Vanina Mari, Audrey CHENU, Hugues Fouret, Noëmie Pennec-Amrane, Pierre Quantin, Marnie amrane, Margaux Vanderbeken, Eva Schilling, Claire Baranger, Anaïs Vianay, Morgane Leveaux, Chloé Gendron, Inès Khettouf, Anne-Marie Livoti, Julie Moreau, Anonyme, Mélanie Bourdieu, Anonyme, Jill Royer, Nolwen Terrien, Lucie GONCALVES, Cassandra Cochin, Lucie Desbordes, Rose Surun, clement jardon, Bertrand RABBE, Déborah Gay, Daisy Le Merrer, Killian J Thomas, Marie Delaby, Aurore Picot, Rachel Guibert, Mael Le Bars, virginie thomas, Marion PÉCOT, Charles Ciccarone, Flor Méchain, Claire Carson, Solveig Bjurström, Collectif DiReizh, Matthieu Delahausse, Sorour Darabi, Julie Guffond, Sidonie Verhaeghe, Lou Robiche, Mapie Harder, MAUD MASSY, Elsa Borriglione, Collectif MartinE, ash Da Costa, Luc MEANARD, Mathilde Formery, Camille Bonniere, Camille Girard, Sarah Boulanger, Naomi Jacquet, Emmanuelle Sanchez, MYRIAM BERTIN, Laure Dauban, Robin Moxie, Cleo Dune, Emilie Viard, Alice, Martine, Ortie, Anonymes…

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(Si jamais on a oublié votre nom, dites nous !)

 

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Où trouver la VF de Stone Butch Blues ?

Ci-dessous, la liste des librairies et autres lieux qui diffusent la VF de Stone Butch Blues. Vous pouvez leur rendre visite et/ou parfois commander directement sur leur site !

RAPPEL :

Cette édition VF de Stone Butch Blues est un projet MILITANT & BENEVOLE : ainsi, il va nous falloir un peu de temps pour acheminer par punk post les exemplaires dans les différentes villes. Nous n’avons ni les moyens humains ni les moyens financiers d’assurer une sortie nationale qui permettrait au livre d’être disponible partout, du jour au lendemain.

Au cours de l’automne, nous mettrons donc régulièrement cette liste à jour en fonction des disponibilités effectives dans les différents lieux, lorsque les exemplaires seront arrivés sur place. Merci de faire encore preuve d’un peu de patience…

Dans le respect des choix formulés par Leslie Feinberg lors de l’édition anniversaire des 20 ans de Stone Butch Blues, cette édition française n’a pas de n° d’ISBN. Il est donc inutile d’essayer de la commander auprès d’une librairie qui ne figurerait pas dans cette liste.

Où dénicher des exemplaires ?

 

Paris :

 

Lille :

 

Nantes :

 

Nice :

 

Belfort :

 

Lyon :

 

Saint-Etienne :

 

Grenoble :

 

Marseille :

 

Toulouse :

 

Strasbourg :

 

Niort :

 

Nancy :

 

Metz :

 

Montpellier : 

 

Bordeaux :

 

Rennes :

 

Reims :

 

Amiens :

 

Angers :

 

Dijon :

 

Brest :

 

Clermont-Ferrand :

 

Limoges :

 

Besançon :

 

Montréal :

 

 

Badges [collection été 2017]

La première collection de badges est arrivée !!!

Pour nous soutenir tout en ajoutant du swag à ta dégaine…

badges_HetA_2017

Badges 25mm / 1,5€ pièce / 15€ les 12 !!! en soutien à Hystériques & AssociéEs

uniquement lors des évènements où nous sommes présentes, ou parfois auprès de nos librairies partenaires (pas de commandes possibles pour le moment, désolées).

CHAPEAU BAS [Ivan E. Coyote]

Une déclaration d’amour destinée à toutes les lesbiennes fems, par Ivan E. Coyote.

 

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CHAPEAU BAS

par Ivan E. Coyote,

texte extrait de Missed Her, Vancouver, Arsenal Pulp Press, 2010,

traduit de l’anglais (Canada) par Noémie Grunenwald (2012-2015).

J’aimerais exprimer ma gratitude à chacune des fems magnifiques, féroces, plantureuses, ardentes et explosives qui sont dans les parages ce soir. C’est pour toi que je plie mes chemises et que je repasse consciencieusement mes cravates. C’est pour toi que je m’arrange pour assortir mes sous-vêtements et mes chaussettes. C’est à toi que je fais signe quand je soulève mon chapeau de cow-boy. C’est pour toi que je cire mes grosses bottes noires.

Je sais que tu as parfois l’impression que personne ne te remarque vraiment. Je veux que tu saches que moi je te vois. Je te vois dans la rue, dans le bus, à la salle de sport, au parc. Je ne sais pas comment je fais pour savoir que tu n’es pas straight, mais j’y arrive. C’est peut-être grâce à la façon dont tu me regardes. S’il-te-plaît, n’arrête pas de me regarder de cette manière. Toute ma vie, on m’a dit que j’étais moche, que j’étais moins bien qu’un homme, que je n’en étais d’ailleurs pas un, que personne ne voulait de moi. J’ai cru à tout ça, jusqu’à ce que tu arrives. S’il-te-plaît, n’arrête jamais de me regarder de cette manière.

Je ne m’aventurerais jamais à dire que la vie est plus difficile pour moi qu’elle ne l’est pour toi. Parfois, tu es invisible. Je n’ai pas la moindre idée de ce qu’on peut ressentir dans cette situation, de passer juste devant ses semblables et de ne pas être reconnue. De ne pas être vue. Moi, je ne peux pas me cacher, même si on me prend souvent pour quelqu’un que je ne suis pas du tout. Et ce n’est pas plus difficile, c’est juste différent.

Je sais que ces chaussures te font grave mal aux pieds. Et je veux que tu saches à quel point j’apprécie le fait que tu les portes quand même. Tu es sexy. J’aime quand tu les mets. Elles vont bien avec cette robe. Et si ça peut apaiser un peu ta douleur, sache que les gaudiots que j’ai aux pieds en ce moment même pèsent environ six kilos chacun et transforment la plante de mes pieds en une espèce d’érythème fessier pris dans une vague de chaleur, et me donnent l’impression de porter des chaussures de ski dès que je dois monter un escalier. Mais je les porte pour toi. Même si mes nouvelles bottes restent des chaussons de velours comparés à tes chaussures à talons de 12 cm qui montent jusqu’à tes genoux. Je le sais, et je te tire mon chapeau.

Je te promets que je ne suis pas en train de fixer tes seins. En fait, j’essaye de te regarder droit dans les yeux, mais tu fais presque 20 cm de plus que moi. Merci de te rappeler le paragraphe précédent dans lequel il est question de tes talons de 12 cm. En même temps, je voudrais mentionner que lorsque j’ai essayé de te regarder dans les yeux, je n’ai pu m’empêcher de remarquer ton ravissant nouveau pendentif. Je pourrais sans doute admirer à quel point il fait bien ressortir la couleur de tes yeux, si seulement je pouvais les voir.

Je veux te remercier de sortir du placard. Encore et encore, toujours et tout le temps, tout au long de ta vie. À l’école, au travail, chez le docteur, à la crèche de tes enfants, au mariage de ton frère. Merci de dégommer leurs stéréotypes. Je n’ai jamais eu l’occasion de sortir du placard, parce que mon placard a toujours été fait de verre. Mais tu le fais pour moi. Tu te bas contre l’homophobie d’une façon dont je ne pourrais jamais. Certaines personnes pensent que je suis queer parce que je suis indésirable. Tu leur prouve qu’être queer est ton désir.

Merci de m’aimer pour ce que je suis et pour ce à quoi je ressemble, et non malgré ce que je suis et ce à quoi je ressemble.

Merci de sentir si bon.

Merci de me tenir la main dans la rue quand il y a un match de hockey. Je sais que c’est certainement mesquin de ma part de sourire cruellement à tous les mecs bourrés en survet’ qui fument leur clope devant les bars pendant les mi-temps, juste parce que tu es tellement sexy, et que tu es avec moi, pas avec eux, mais je ne peux pas m’en empêcher. C’est bien ça, les gars. Vous la voulez, mais elle, c’est moi qu’elle veut. Alors, ça vous en bouche un coin, hein ?..

Merci de porter des culottes et soutien-gorges assortis. Je ne sais pas pourquoi ça me donne l’impression que ma vie est si parfaite, mais c’est vraiment l’effet que ça me fait.

Merci de te coller à moi dans l’ombre du cinéma et de m’attraper la main dans les moments qui font peur. Ça me donne le sentiment d’être solide, d’être capable de prendre soin de toi. Même si les vampires ça n’existe pas, et que tu fais tellement de yoga que tu pourrais sûrement me botter le cul sans problème.

Je veux que tu saches que j’aime ta dent de travers, tes vergetures, ton bout de doigt en moins, ta jambe plus courte que l’autre, ton troisième téton, ton oeil paresseux, ta mèche rebelle, ta tâche de naissance qui a la forme du Texas. J’aime tout ça.

Je veux que tu saches que je sais que ce n’est pas toujours facile de m’aimer. Que parfois mon torse est comme un champ de mines, et ce n’est pas sûr que demain tu puisses retourner là où tu es allée hier soir. Il n’y a pas de manuel, pas d’itinéraire balisé, ni aucune hotline que tu puisses appeler. Mon corps ne se livre pas avec un mode d’emploi, et parfois moi-même je ne sais pas quoi en faire. Ce n’est parfois pas simple, mais malgré cela, tu me touches quand même.

Merci de m’avoir escorté dans les toilettes des femmes le jour où le sol de celles des hommes était recouvert par quelque chose dont je préfère ne pas parler. Merci de m’avoir demandé si j’avais un tampon dans mon sac suffisamment fort pour que la dame avec le pull turquoise réfléchisse à deux fois avant d’attraper sa fille et de me frapper avec la frite en mousse de la piscine. Je ne peux pas garantir à coup sûr que c’est ce qu’il se serait réellement passé, mais grâce à toi, je n’ai pas eu à le découvrir.

Merci d’avoir mis cette robe uniquement parce que tu savais qu’elle serait assortie à ma chemise. Ensemble, personne ne peut nous arrêter. À travers tes yeux, je suis superbe. En fait, c’est juste que je suis un cygne depuis toujours.